Quand on construit une maison à Douala, la question de l’assainissement des eaux usées doit être réglée avant même de poser le premier parpaing. À Douala, deux options existent : le raccordement au réseau collectif d’assainissement là où il existe, ou l’installation d’une fosse septique individuelle. La réalité locale complique ce choix.

Le réseau collectif à Douala: une couverture très partielle
Douala dispose d’un réseau d’assainissement collectif, mais sa couverture est très partielle. Dans les quartiers anciens et bien structurés comme Bonanjo, Akwa, Deido et certaines parties de Bonapriso, un réseau existe. Mais dans la grande majorité des quartiers résidentiels et dans les zones en extension (Logbessou, Japoma, les extensions de Bonaberi, les quartiers populaires de Makepe, New Bell, Bassa), il n’y a pas de réseau collectif. La fosse septique ou des systèmes alternatifs sont l’unique option.
La fosse septique à Douala: ce qu’il faut vraiment prévoir
Une fosse septique standard est un réservoir étanche dans lequel les eaux usées se déversent. Les matières solides se déposent au fond et sont digérées par des bactéries. Le liquide clarifié en surface déborde vers un drain ou un puits perdu qui laisse les eaux filtrer dans le sol. La principale contrainte à Douala est la nappe phréatique. Dans les quartiers bas ou proches des cours d’eau (certaines zones de New Bell, Bonaberi), la nappe phréatique est haute, parfois à moins d’un mètre de la surface en saison des pluies. Dans ces zones, un puits perdu classique n’est pas envisageable car il créerait une contamination de la nappe et ne fonctionnerait pas pendant la saison des pluies quand le sol est saturé.

Les alternatives pour les zones contraintes
Pour les terrains où la nappe est haute ou le sol peu perméable, plusieurs solutions existent. La fosse septique étanche avec curage régulier (vidange par camion-vidangeur) est la plus simple à mettre en oeuvre mais demande une organisation pour le vidage régulier. Les systèmes de traitement compact avec filtre biologique traitent les effluents à un niveau permettant une réinfiltration même dans les sols moins perméables. Chaque situation est différente et mérite une évaluation spécifique du terrain avant de décider.